LE PROFIT EST-IL INCOMPATIBLE AVEC LE BIEN ÊTRE DES RÉSIDENTS?

Un article accessible sur le site Cyberpresse (1) pourrait nous amener à nous poser la question suivante : Quel est le seuil de rentabilité d’une RPA? Ou, en d’autres termes, comment déterminer un juste milieu entre les profits légitimes que l’on s’attend à faire en gérant une RPA et le bien être des résidents ? C’est le principe de la balançoire ou, d’un côté, il y a le profit et de l’autre le résident : comment assurer l’équilibre ?

L’article en question a été rédigé par un préposé aux bénéficiaires. Selon lui, « Les décisions administratives et budgétaires sont malheureusement souvent prises en tenant compte de la marge de profits et non pas du facteur humain qui n’est malheureusement pas LA priorité de l’administrateur ». D’où, toujours selon lui, les problèmes que l’on retrouve trop souvent dans les RPA ou les CHSLD, comme le bain donné une fois par semaine, les couches offertes avec parcimonie, etc.…

En conséquence, l’auteur propose de donner de la formation à « certains directeurs et chefs de services d’établissements publics ou privés (…) ». Pourquoi ? Précisément pour qu’ils soient en mesure d’offrir ce dont les résidents ont réellement besoin.

Pour ce qui est des ressources disponibles pour les personnes âgées dans les institutions, une bonne façon de les évaluer est sans doute de le faire lors d’une situation de crise. C’est en tout cas ce que nous suggère la lecture d’un autre article qui porte celui-là sur l’impact des dernières canicules sur quelques CHSLD de Montréal (2). Il y a parfois la contrainte due à la réalité des lieux, qui rend la situation désagréable pour les résidents, comme un système électrique qui ne peut pas supporter un nombre supplémentaire de climatiseurs…

Par contre, dans un autre lieu, le journaliste souligne que pour avoir droit à un climatiseur il faut payer un supplément. Bien sûr, il faudrait fouiller la question mais cela laisse tout de même songeur… En effet, qu’est-ce qu’un service essentiel et qu’est-ce qu’un service qui doit être considéré comme un supplément ? Comment déterminer qu’un supplément ne devrait pas au contraire figurer parmi les services essentiels ? Répondre à ces questions devrait sans doute contribuer à établir, rétablir ou maintenir l’équilibre entre le profit et le bien être des résidents.

Il faudrait évidemment voir ce que pensent les gestionnaires de tout cela…

(1) BOTTARI, Jean, « Des conditions de vie indignes des personnes âgées », à lire à l’adresse suivante : http://www.cyberpresse.ca/opinions/201006/16/01-4290630-des-conditions-de-vie-indignes-des-personnes-agees.php

(2) PICHETTE, André, « Temps difficile pour les aînés », à lire à l’adresse suivante : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201007/07/01-4296142-temps-difficile-pour-les-aines.php

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