L’ocre ferreuse

Le sujet est suffisamment d’actualité pour que la Chambre immobilière du Grand Montréal y consacre deux de ses plus récentes vidéos.  L’ocre ferreuse, dont les dommages causés à un immeuble peuvent être aussi  importants que ceux causés par l’oxydation de la  pyrite, est une boue visqueuse de couleur rougeâtre s’agglutinant aux parois des drains français. L’eau de ruissellement n’étant plus canalisée loin des fondations, elle s’infiltre dans les sous-sols, à la conjonction des murs de fondation et de la dalle, en dégageant une odeur de souffre.

Il n’est pas possible d’éliminer le processus de l’ocre ferreuse, pas plus qu’il n’est possible d’éliminer  du sol le fer,  l’eau et l’air, les trois éléments constitutifs  du problème. Les dommages causés par l’ocre ferreuse sont tels que, dans certains cas, il peut être nécessaire de condamner le sous-sol, à défaut, solution extrême, de soulever l’immeuble au-dessus de la nappe phréatique. Selon Pierre Beaupré, ingénieur au Centre d’Inspection et d’Expertise en Bâtiment du Québec, le coût de cette solution peut représenter jusqu’à 80%  de la valeur de la propriété.

Par ailleurs, la présence de l’ocre ferreuse n’est pas en soi un vice caché. Il ne le devient que s’il y a des dommages. La Régie du bâtiment du Québec recommande aux nouveaux acheteurs ainsi qu’aux constructeurs de s’informer auprès de la municipalité afin de vérifier si l’emplacement est propice à la formation d’ocre ferreuse.

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