LE DÉVELOPPEMENT DURABLE ET LES RESSOURCES INTERMÉDIAIRES

Il semble que le gouvernement utilisera comme  levier pour des changements en développement durable ses attributions de contrat avec ses proches partenaires. À ce titre, les ressources intermédiaires seront, à plus ou moins long terme, touchées par ces changements.

Un principe qui est dans l’air du temps

Cette citation provient d’un texte que l’on retrouve sur le site de l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) (1). Mais de telles considérations pourraient intéresser les gestionnaires de résidences d’aînés, surtout dans la foulée de la certification qui fait de ces dernières des partenaires sinon officiels, du moins officieux dans le développement de formules d’habitation de qualité. Par exemple, on pourrait citer la résidence Vivaldi comme étant l’une de celles qui ont pris le tournant vert(2).

Le développement durable, oui mais comment?

En effet, comment initier des projets de développement durable? La SCHL a publié tout récemment un document qui recensait les principales questions des promoteurs à ce sujet (3). Cette étude concluait par ceci :

Il apparaît évident que bien des représentants des secteurs de la construction et de l’aménagement ne sont pas au courant d’une partie de l’information existante et des ressources axées sur le comment qui sont actuellement à leur disposition. Par ailleurs, bon nombre de ressources offertes ne répondent pas entièrement à leurs besoins (p.7)

Disons tout de suite que cette étude traite de l’aménagement de quartiers résidentiels et non des pratiques visant l’enveloppe du bâtiment. Les questionnements des promoteurs interrogés portaient notamment sur la question des coûts, les diverses techniques (gestion des eaux usées, énergie solaire etc…), les sources de financement, les obstacles, la nécessité de bien renseigner les municipalités, etc.… Ils déploraient notamment l’absence de cas concrets, car « l’étude de cas constitue le format le plus souvent mentionné comme étant idéal pour fournir de l’information sur le comment » (p. 6).

Le cas des ressources intermédiaires

Ce rapport de la SCHL souligne en outre que «(…) une même méthode n’est pas nécessairement applicable à toutes les situations». Or ce fait trouve un écho dans le texte de l’ARIHQ cité plus haut:

Ainsi donc, le désir de rester à la maison des 65 ans et le creux démographique qui touche le groupe des 75 ans sont autant d’éléments à considérer quand vient le temps d’évaluer la demande. Et à cela s’ajoute fatalement la capacité de payer des baby boomers… (…), chaque ressource possède ses forces et ses faiblesses et il lui revient de choisir ses premiers chantiers d’amélioration. Toutefois, il faut garder en tête qu’une démarche en développement durable nécessite des améliorations dans plus d’un enjeu afin de respecter sa définition même (p.4).

Ainsi, par exemple, une RI qui accueille une clientèle en santé mentale est différente d’une RI qui a pour clientèle des personnes âgées. De plus, l’approche milieu de vie exige une organisation bien particulière. Deux RI peuvent donc se distinguer l’une par rapport à l’autre tout en se distinguant, de par leur nature, à d’autres organisations comme des CHSLD. Chaque cas est unique lorsque vient le temps d’initier un projet de développement durable.

C’est donc dans le but de cerner les besoins bien particuliers de ses membres en matière de développement durable que l’ARIHQ, avec l’aide du Conseil québécois de développement durable (CQDD) a déterminé 5 catégories d’enjeux, avec, pour chacune d’elles, 3 niveaux d’action appelés de façon imagée « fondations », « structure » et « toiture ». Nous les reprenons intégralement sous la forme d’un tableau :

Pour chaque niveau d’action, des gestes concrets sont proposés. Nous invitons les lecteurs à consulter le texte pour plus de détails. L’un des intérêts de cette démarche est évidemment, pour chaque RI, de tenir compte de ses besoins et d’adopter une approche progressive qui facilite le suivi dans le sens d’une progression constante et évolutive. Par ailleurs, dans ce même texte de l’ARIHQ, on nous présente une intéressante entrevue avec Mme Patricia Martin, conseillère en développement durable au CQDD. Pour plus d’informations sur cet organisme, consultez son site web: www.cqdd.qc.ca. Voila une démarche qui nous semble répondre à certains questionnements des promoteurs interviewés dans le cadre de l’étude de la SCHL citée plus haut : études de cas, information éprouvée, respect du milieu et du type d’organisation qui « prend le virage vert»…

Références

(1) l’ARIHQ et le Centre québécois de développement durable « Les ressources intermédiaires et le développement durable», texte disponible sur le site de l’ARIHQ : www.arihq.com/default.aspx?page=105

(2) Voir Bernard Claveau, « La résidence Vivaldi : un exemple à suivre», Revue L’indice, vol.9, no.4, pp. 17-18.
http://www.aineshebergement.com/indice/revue/v9-4.pdf

(3) Cynthia RATTLE, « Lacunes dans l’information sur le comment de la réalisation d’aménagement résiduels durables et priorité accordée par les promoteurs et constructeurs à combler les lacunes », Mars 2011. (Le point en recherche, Série socio-économique)

ptBRP 40.3

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