
La politique…
| J’aimais assister aux assemblées politiques avec mon mari (…). Quand il est parti, j’ai cessé d’y aller. Je trouvais cela gênant, d’autant plus qu’on disait que les femmes n’y avaient pas leur place. Pourtant, on est aussi intelligentes que les hommes (1) |
Évidemment, comme dans toutes les classes d’âge, certaines personnes âgées se déclarent peu intéressées par la politique. Mais ces propos, relevés peu avant les dernières élections, nous rappellent la génération de cette vieille dame (elle a 86 ans), aux temps où la politique occupait les discussions de bien des gens comme aujourd’hui. Et il est intéressant de noter que, pour aider les aînés à voter, certains bureaux de votes ont été installés dans des résidences pour aînés. Ainsi apprend-on par exemple que 81 823 électeurs, ont exercé leurs droits de vote
| (…) dans l’un ou l’autres des bureaux aménagés dans les résidences pour personnes âgées, avec des problèmes de mobilité ou encore depuis leur maison. Sur ces 81 000 électeurs, 65 555 personnes ont enregistré leur vote les 26 et 27 août dans une installation d’hébergement reconnue (2) |
Ainsi, toujours selon le journaliste,
| Les résidences pour personnes âgées, surtout quand elles comptent un bureau de vote sur place (…), sont une étape incontournable sur la route des différents candidats. En une visite rapide, ils s’assurent de rencontrer des dizaines d’électeurs qui iront presque assurément voter. Du bond bord. (1) |
Mais selon l’une des vieilles dames interviewées par le même journaliste,
| Ils viennent nous voir tout juste avant l’élection et, après, on ne les revoit plus. Et si on tient à les revoir, ils sont toujours occupés (1) |
La période des élections étant terminée depuis peu, force est de constater qu’à part des visites d’inspection (pour la certification qui est pourtant une initiative gouvernementale) les résidences pour personnes âgées font rarement l’objet de tant d’attention en dehors des périodes électorales ! Il semblerait qu’en temps normal, les RPA soient quelque peu oubliées, voire « isolées »…
La religion…
Une preuve supplémentaire de leur « isolement » se trouve dans une autre activité qui touche les personnes âgées d’aujourd’hui, à savoir la religion. À un marguillier qui déplore que les églises sont pratiquement vides le dimanche et que l’argent manque pour les rénover, un monsieur répond :
| (…) Avez-vous pensé que la population est très vieillissante? Sinon, peut-être pourriez-vous visiter les résidences pour personnes âgées, non pas celles où vivent les plus nantis, mais (…) toutes les résidences privées où vivent des personnes âgées qui souffrent d’Alzheimer, de traitements pour le cancer, etc. Vous pourriez au moins constater que ce n’est pas l’intention qui manque, mais bien la maladie qui nous affecte et j’en sais quelque chose (3) |
Ainsi, dans un contexte politique où tous les groupes et individus recherchent des subventions, au lieu d’investir de grosses sommes d’argent pour rénover les églises, ce monsieur propose quelque chose de radical :
| (…) avant de penser à des sommes fabuleuses pour la rénovation d’édifices patrimoniaux, il faudrait surtout les dépenser pour les maisons d’ou l’on soigne de grands malades. Le pavillon Leclerc, La maison Carpe Diem, etc. (3) |
L’ « isolement » des résidences pour personnes âgées
Que dire de tout ceci ? Selon nous, cela témoigne une fois de plus que les RPA ont un rôle à jouer dans un contexte de vieillissement de la population, et pas seulement celui d’être un toit pour les personnes âgées. Elles peuvent être aussi le lieu où la politique et la religion peuvent être vécues par les résidents, puisque l’un des mandats d’une RPA est justement d’aider les résidents à s’affirmer, de permettre en quelque sorte leur empowerment. D’ailleurs, ne disions-nous pas jadis que la politique était une religion? Mais encore faut-il que la politique ne soit pas uniquement vécue lors des élections et que la religion, qui était vécue par tous ces gens dans les églises lorsqu’ils étaient assez en forme pour le faire, soit favorisée d’une autre façon.
Et en ce sens la proposition de ce monsieur d‘investir dans ces lieux qui accueillent désormais les personnes âgées fragilisées plutôt que dans les églises (puisque plusieurs pratiquants âgées ne peuvent plus s’y rendre), est une idée qui nous semble être la manifestation d’une toute nouvelle façon de penser et de gérer les ressources, en fonction des changements sociaux liés au vieillissement de la population, et dans un contexte où les résidences pour personnes âgées ont un rôle essentiel à jouer.
Mais comme nous le disions plus haut, il nous semble que malgré tout ce que l’on dit sur les RPA, celles-ci n’en demeurent pas moins « isolées », en ce sens que peu de réflexions portent sur les besoins des RPA, sur les supports dont elles auraient droit compte tenu de la tâche qui leur est dévolue. C’est en tout cas ce que nous suggèrent ces propos de Mathieu Duguay :
| « Le RQRA invite ses membres à être présents à ces cocktails avec les ministres étant donné que nous avons de gros enjeux avec l’État. Il faut être présent à ces rencontres pour faire part des préoccupations de l’industrie et faire avancer nos dossiers. (4) |
Ainsi, il semble que les résidences pour aînés doivent encore aller au devant de l’État pour faire connaître leurs besoins. Mais il serait peut-être bien que l’État, de plus en plus au fait de la valeur des résidences pour personnes âgées, aille à son tour au devant des RPA et pas seulement durant la période des élections, des visites d’inspection… ou des cocktails !
REFERENCES
(1) DUQUETTE, Patrick, « Ils travaillent tous pour leur poche »,
http://www.lapresse.ca/le-droit/dossiers/elections-quebecoises-2012/201208/23/01-4567502-ils-travaillent-tous-pour-leur-poche.php
(2) Presse canadienne, « Élections : 16,6% d’électeurs ont voté par anticipation » http://www.lapresse.ca/actualites/elections-quebec-2012/201209/01/01-4570404-elections-166-delecteurs-ont-vote-par-anticipation.php
(3) VINCENT, Bernard, « Problème de vieillissement »,
http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201208/21/01-4566821-probleme-de-vieillissement.php
(4) CAMERON, Daphné et Francis VAILLES, « Résidences pour aînés : le PQ s’étonne de dons au PLQ »,
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1) La fonction de maintenance : le gérontologue parle ici de « maintenance » et de « praticabilité ». La routine de tous les jours, quoi, dans laquelle on se reconnaît. C’est dans un tel contexte que l’on se sent « à la maison ».
2) La fonction de stimulation : l’environnement, par exemple par le biais des employés, peut stimuler la création de rapports sociaux, les loisirs, etc.…
3) La fonction de support : Cette fonction de l’environnement adapté aux personnes âgées fait référence à sa capacité à compenser la baisse d’autonomie des résidents, comme par exemple les unités prothétiques.
Ce gérontologue est l’un de ceux qui a développé ce que l’on appelle la « gérontologie environnementale » dont les travaux ont porté notamment sur l’environnement de la maison privé, l’environnement planifié et la décision d’aller en résidence (1).
Pourquoi parler des fonctions de base de l’environnement ? Simplement pour illustrer un fait bien connu, à savoir que, dans certains cas, des problèmes d’ordre administratifs ou autres peuvent facilement porter préjudice à ces trois fonctions.
Voici par exemple deux cas très intéressants (et sans doute représentatifs) de plaintes qu’a reçues récemment le Protecteur du citoyen (1) (2). Dans les deux cas, une vieille dame a passé un certain temps à l’hôpital et il a été décidé, compte tenu de l’état de santé de ces dernières, qu’elles ne pourraient plus retourner chez elles. C’est ainsi que dans les deux cas, une intervenante (l’une travaillait pour un CSSS l’autre pour un CLSC) s’est chargée de trouver une résidence qui correspondait aux besoins de la vieille dame dont elle avait la charge.
Or ces deux vieilles dames avaient des moyens modestes si bien qu’on leur a offert une allocation directe provenant du CSSS dans le but de défrayer une partie du loyer. Et dans les deux cas, le montant qui a été fixé au début a été modifié à la baisse. En effet, l’une des vieilles dames s’est vue baisser son allocation
| (…) en raison de l’application plus stricte des critères d’attribution : selon la règle, le programme prévoit en effet que l’aide doit servir à payer des services requis par l’état de santé et non la dimension « gîte et couvert ». (1) |
Tandis que pour l’autre, c’est
| Lors de la réévaluation de l’autonomie de cette citoyenne, un an plus tard, (que) le CSSS a révisé le montant de l’allocation à la baisse, car les règles avaient été resserrées (2). |
Notons en passant que dans les deux cas, la baisse de l’allocation résulte d’un « resserrement » des règles. Toujours est-il que les conséquences de ces coupures pour ces deux veilles dames étaient importantes : elles devaient quitter la résidence. Si bien que les enfants de ces deux vieilles dames ont porté plainte au Protecteur du citoyen. Dans les deux cas, l’un des points allégués pour soutenir leur plainte étaient précisément que toutes ces histoires allaient occasionner un stress important pour des personnes fragilisées :
| À présent, la situation risquait d’occasionner un stress important à une dame âgée alors que celles-ci avaient trouvé l’environnement stimulant et sécuritaire qui lui convenait. (1)
Concernant la mère de la plaignante, il apparaissait clairement qu’un changement de milieu de vie allait constituer un bris de continuité de services pouvant nuire à sa santé et à sa qualité de vie. (2) |
Du coup, on voit que de tels bouleversements dans la vie de ces deux personnes vivant déjà dans une résidence pour personnes âgées rendent difficile la mise en place des fonctions de l’environnement décrites plus haut…
De plus, outre le resserrement des règles, qui ne furent pas à l’avantage des deux vielles dames, on peut noter que les plaintes qui ont été faites par leurs enfants au Protecteur du citoyen portent toutes les deux en partie sur un manque d’information :
| Le fils a fait valoir au Protecteur du citoyen que c’était précisément sur la recommandation de l’intervenant du CSSS que sa mère avait opté pour la ressource d’hébergement en question après que cette intervenante l’eût inscrite au programme d’allocation. Il n’avait jamais été question que l’aide soit temporaire. (1)
(…) au moment du transfert de l’usagère du centre hospitalier de la résidence, la citoyenne et sa mère n’avaient pas eu accès à toutes les informations nécessaires pour faire un choix éclairé. Elles ne connaissaient pas l’existence de ressources intermédiaires d’hébergement public, n’avaient pas eu d’explication concernant la base du calcul de l’allocation financière, et elles ne savaient pas que celle-ci pouvait être temporaire ou modifiée (2) |
Si vous lisez ces deux documents, vous constaterez que ces histoires se sont terminées à l’avantage des deux vieilles dames qui ont pu rester dans leur résidence… Et on peut supposer sans trop de risque de se tromper que ces cas ne sont pas isolés…
Ce que nous voulons noter ici c’est que ce n’est pas la première fois que des propriétaires nous racontent des cas de ce genre. Ce qu’ils tentent de rappeler aux autorités, c’est que, pour les cas où un ou un(e) résident(e) aurait besoin d’une telle allocation pour pouvoir vivre dans leur résidence, il est moins dispendieux d’héberger une personne dans une résidence privée pour personnes âgées que dans un CHSLD. Ils se demandent donc pourquoi les allocations ne sont pas offertes plus souvent pour les personnes âgées qui résident dans une résidence privée.
Et cette remarque nous semble d’autant plus justifiée que le Protecteur du citoyen lui-même a noté que de nombreuses personnes résidant dans un CHSLD présentent un niveau d’autonomie qui, en principe, justifierait un hébergement ailleurs que dans un CHSLD, soit dans un endroit accueillant des personnes en moins lourde perte d’autonomie (4). Et si l’on se tourne du côté des hôpitaux qui, comme on le sait, accueillent un grand nombre de personnes âgées qui devraient en principe vivre dans un endroit mieux adapté à leurs besoins, il est intéressant de noter que c’est précisément afin de désengorger les hôpitaux que certaines personnes âgées se sont vues offrir l’allocation directe pour aller vivre dans une résidence privée :
| En 2010, dans un contexte d’engorgement des urgences et de rareté des ressources intermédiaires en hébergement, certains CSSS ont décidé d’intensifier un volet du programme d’allocation directe afin de permettre à des usagers incapables de retourner vivre à domicile de s’installer dans une ressources privée certifiée dotée des services requis par leur état de santé (2) |
Mais on est en droit de se demander à quoi sert cette initiative (tant pour ces résidents que pour le système de santé dans son ensemble) si ces personnes voient par la suite baisser leur allocation suite à une application plus stricte des critères d’attribution et à la réévaluation de leur niveau d’autonomie…
Ainsi, comme le disent plusieurs propriétaires de résidence d’aînés, le programme d’allocation directe devrait être développé de façon à favoriser l’accès des personnes qui, selon leurs besoins, auraient tout intérêt à aller vivre dans une RPA plutôt que partout ailleurs…
Il serait bon que des histoires comme celles-ci soient recueillies, afin d’en faire un bilan qui permettrait d’améliorer le programme. Et pour ce faire, encore une fois, les gestionnaires de résidence pour aînés, qui ont connu des résidents qui ont vécu la même histoire, devraient donner leur avis.
REFERENCES
(1) Voir WAHL, Hans-Werner et Gerald D. WEISMAN, « Environnemental Gerontology at the Beginning of the New Millenium : Reflections on Its Historicial, Empirical, and Theoretical Development », The Gerontologist, Vol. 43, No.5, pp. 616-627.
(2) Le Protecteur du citoyen, « Surprise: coupure d’allocation! »,
http://www.protecteurducitoyen.qc.ca/dossiers-et-documentation/les-capsules-du-protecteur-du-citoyen/capsules-du-mois/index.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=1422&cHash=2785debc8d6be1e3ff3d19cf60c852a9
(3) Le Protecteur du citoyen, « Respecter les ententes prises avec les usagers »,
http://www.protecteurducitoyen.qc.ca/dossiers-et-documentation/conclusions-denquete/detail/index.html?no_cache=1&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1533&cHash=271e11d733e7124dd0adc4b4af0349e3
(4) Protecteur du citoyen, Chez soi : toujours le premier choix ? L’accessibilité aux services de soutien à domicile pour les personnes présentant une incapacité significative et persistante, Québec, 30 mars 2012.
http://www.protecteurducitoyen.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/rapports_speciaux/2012-03-30_Accessibilite_Soutien_domicile.pdf
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ptBRP 67.1
L’avantage de travailler pour un courtier immobilier spécialisé dans les résidences pour aînés est que l’on doit garder toujours en mémoire qu’une RPA n’est pas un milieu de vie mais plutôt une entreprise qui offre à ses résidents un milieu de vie.
Car, bien souvent, parce que la clientèle est constituée de personnes âgées semi ou non autonomes (ou qui le deviendront un jour), on a tendance à mettre en exergue l’ambiance familiale qui doit être de mise en cachant la réalité qui se cache derrière, soit une entreprise, avec tout ce que cela implique d’organisation et de gestion… Et lorsque l’on veut mesurer l’utilisation des soins et services offerts dans une résidence pour personnes âgées, on utilise des concepts tels que le taux d’inoccupation ou le taux de pénétration puisque, évidemment, les usagers des résidences pour personnes âgées sont des personnes habitant les lieux… Mais il suffit de consulter le listing bien conçu d’une résidence d’aînés à vendre (en particulier ceux constitués par Richard Perreault…) pour constater que ce n’est pas toujours suffisant…
En effet, un article récent traitant de l’utilisation des services de santé nous suggère quelques idées pouvant éventuellement servir à analyser les résidences pour aînés. Bien sûr, nous sommes conscients que le système de santé, (et en particulier les soins de première ligne sur lesquels porte cet article) ne se mesurent pas de la même façon qu’une RPA ! Et pourtant, certains concepts provenant de cet article nous semblent intéressants. Par exemple, les auteurs soulignent que l’utilisation des services de santé peut être appréciée selon ; 1) la perspective du patient ou 2) celle du médecin (p.13). Or dans une RPA, n’avons-nous pas les perspectives : 1) du résident et de ses proches et 2) du donneur de soins et services, soit la perspective des gestionnaires et des employés ?
De plus, les auteurs proposent d’analyser l’utilisation des soins de santé selon quatre dimensions telles que définies dans la littérature spécialisée.
On saisit d’un coup l’intérêt de tels concepts pour l’analyse des résidences pour personnes âgées. Mais, rappelons-le, ces dimensions sont utilisées dans cet article pour mesurer l’utilisation des soins de première ligne. Reprenons ces quatre dimensions dans l’optique cette fois d’une RPA :
Mais évidemment, il faudrait aussi trouver les indicateurs précis permettant de mesurer ces diverses dimensions. Pourrions-nous mesurer la continuité sociale par le nombre de départs ou par la stabilité des employés ? La globalité par la quantité de soins et services offerts aux résidents et surtout par la pertinence de ces soins et services ? Si l’accessibilité peut sans doute être mesurée, il faudrait réfléchir sur la façon de quantifier les services et soins effectivement donnés afin de mesurer la productibilité… En fait, trouver une définition adéquate de la productivité d’un préposé aux bénéficiaires (laquelle implique la dimension relationnelle…) nous semble un défi qu’il faut relever.
Voilà donc quelques questions pour les gestionnaires de résidences pour personnes âgées et ceux et celles qui s’y intéressent.
REFERENCES
(1) BORGES DA SILVA, R, CONTANDRIOPOULOS AP, PINEAULT R, TOUSIGNANT P, « Pour une approche globale de l’évaluation de l’utilisation des services de santé : concepts et mesure », Pratiques et Organisation des soins, Vol 42, no. 1 (janvier 2011), pp. 11-18.
http://www.medsp.umontreal.ca/IRSPUM_DB/pdf/24396.pdf
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ptBRP 65.3
Concernant la formation des PAB, un groupe de travail s’est penché sur le problème en 2009 dans le contexte de la certification, et son rapport a paru cette année :
| Nous insistons sur la nécessité que, d’une part, les préposés de résidence pour personnes âgées démontrent leur engagement dans l’amélioration de leurs compétences et que, d’autre part, les exploitants mettent en place des mesures favorisant pour tous les préposés l’acquisition des nouvelles compétences requises pour répondre aux besoins évolutifs des résidents. D’autres mesures devront permettre d’assurer l’application et le maintien de ces acquis (3) (p. 31) |
Comme toujours, nous vous donnons la possibilité de vous forger votre propre opinion en consultant ce rapport. Mais voici certains éléments que nous avons glanés çà et là et qui vous donneront une idée de sa teneure.
Dans les faits, voici ce que le groupe considère comme étant les tâches d’un gestionnaire quant à la formation des PAB :
| Nous avons convenu de certaines activités propres aux responsabilités que tout exploitant de résidence devra assumer. Le suivi du bilan des compétences résultant de l’autoévaluation de chaque préposé devrait avoir effectuée, la mise en place d’un programme d’accueil et de préparation à la tâche ainsi que l’encadrement de la prestation des soins invasifs et de l’administration des médicaments font partie de ses responsabilités (3) (p.2) |
Disons en premier lieu que le groupe a conscience de la grande variété de résidences pour personnes âgées ; elles ne peuvent être ramenées à un seul type. Les auteurs parlent du caractère « multivocationnel » des RPA. D’où la diversité des tâches dévolues aux PAB selon qu’ils travaillent par exemple dans une grande ou une petite RPA, dans un CHSLD, en ville ou en campagne… Le groupe rappelle à plusieurs reprises qu’il est essentiel pour l’exploitant de bien déterminer le type de clientèle à laquelle s’adresse sa résidence afin de bien déterminer les tâches à effectuer par les PAB. Il est en effet essentiel de déterminer les limites d’une résidence d’aînés quant aux services qu’elle offre à sa clientèle. Nous vous invitons à consulter les annexes du rapport. On y montre entre autres, non seulement les types d’activités en fonction du niveau d’autonomie des résidents, mais aussi les compétences requises pour pouvoir les effectuer.
Si le groupe considère que le diplôme d’étude professionnel que décerne le Ministère de l’éducation est le programme d’enseignement qui répond le mieux aux exigences, il fait néanmoins une distinction importante entre la formation et les compétences. Ainsi, on peut distinguer 4 types de PAB: 1) ceux qui n’ont ni expérience ni formation, 2) ceux qui possèdent de l’expérience, 3) ceux qui ont une autre formation que le DEP et 4 ceux qui possèdent un DEP. A part ces derniers, tous les autres devront suivre un cheminement, au sein de la RPA, qui les mènera vers l’acquisition et le développement de leurs connaissances (voir annexe IV), dans le cadre d’un « programme d’acquisition et de développement des compétences ». Notons en passant que cette formation s’adresse aussi aux bénévoles travaillant auprès des personnes âgées et des propriétaires de résidence pour aînés (en particulier les petites) qui effectuent des tâches semblables à celles des PAB…
Dans ce contexte, le rapport révèle plusieurs aspects à considérer. En voici les principaux, tels qu’ils nous sont apparus à la lecture du rapport :
Le groupe de travail est cependant évasif sur la question du coût nécessaire à la mise en œuvre d’un tel programme :
| Des données concernant autant le personnel professionnel que les préposés de résidence doivent être recueillies si l’on veut être en mesure d’évaluer les coûts relatifs à la conception ou à la mise en œuvre de quelque programme d’acquisition et de développement des compétences que ce soit s’adressant à ces personnes (4) (p. 25) |
Mais cela ne résoudrait pas le problème de trouver des employés et de les garder. L’un des intérêts de ce rapport nous semble être de considérer le monde des résidence pour personnes âgées dans sa complexité : la diversité de types de résidences pour aînés ; le rôle que doivent jouer les PAB dans leur propre formation ; l’implication des RPA dans le développement d’une formation adéquate ; la prise en considération que la formation est une chose évolutive ; la prise de conscience qu’il s’agit d’un sujet qui n’interpelle pas que les gestionnaires de résidences pour aînés mais bien toute la société. L’importance, en somme, de l’aspect évolutif d’une résidence pour aînés. On pourrait peut-être se questionner sur le fait que si les RPA sont multivocationnelles, elles évoluent néanmoins vers une offre de services s’adressant de plus en plus à des personnes de plus en plus âgées. On pourrait prédire que les résidences pour aînés auront tendance à se ressembler quant aux services offerts et donc, quant à la formation exigée aux PAB ?
Il reste à voir si toutes ces recommandations du groupe de travail auront une suite. On notera en passant que le groupe est constitué de personnes provenant de divers organismes liés de près à la réalité de l’habitation pour aînés. Laissons donc les échanges se poursuivre et souhaitons que le plus grand nombre possible de propriétaires de résidences pour aînés y prennent part.
REFERENCES
(1) Voir le « Bilan du 2ème déjeuner-échange de L’Indice », Revue L’indice, Vol.10 no. 2, pp. 7-8)
http://aineshebergement.com/indice/revue/v10-2/index.html
(2) AGENCE QMI, Des travailleurs méconnus et en demande
http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2012/07/20120723-190948.html
Gouvernement du Québec, La formation des préposés de résidence pour personnes âgées. Rapport du groupe de travail, Québec, 2012.
http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2011/11-843-04.pdf
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ptBRP 65.1
Nous voudrions maintenant ajouter une autre « compétence » à cette liste, celle du travailleur social…
Les travailleurs sociaux dans le système de santé…
On connaît le rôle des travailleurs sociaux dans le système de santé. Or une étudiante s’est intéressée à leur formation en gérontologie. Son mémoire de maîtrise a fait l’objet d’un résumé paru dans le bulletin Encrâge, produit par le Centre de recherche sur le vieillissement de l’Université de Sherbrooke (1). On y apprend que :
| Le paradoxe est complet : d’une part, la société québécoise prend peu à peu conscience de l’enjeu que représente le vieillissement ; d’autre part, rien n’oblige à s’y préparer dans les programmes de travail social, une profession tout de même répandue. (1) |
De fait,
| Actuellement (…), la thématique du vieillissement n’est que très peu abordée et trouve surtout une place dans les cours en option. Pour l’essentiel, les divers programmes de formation font de la gérontologie une question de choix individuel ; choix du professeur qui décide ou non d’inclure des contenus sur les aînés dans son cours ; et choix de l’étudiant, qui décide de se former ou non de façon plus spécifique en ce domaine, en consacrant des travaux ou des stages qui abordent les questions entourant des clientèles âgées. (1) |
Bien sûr, plusieurs travailleurs sociaux qui œuvrent au sein des CLSC et qui suivent des personnes âgées, (dont celles qui vivent ou s’apprêtent à vivre dans une résidence) doivent posséder effectivement une connaissance du vieillissement suffisante. Mais est-ce le cas pour tous ? Avouons que la question mérite d’être posée…
Voilà pour le système de santé dans son ensemble. Passons maintenant au cas plus spécifique des RPA.
… et oeuvrant dans les résidence pour personnes âgées ?
Nous allons ici nous référer à un ouvrage consacré à la gérontologie sociale (2). Qu’est-ce qui justifierait, selon les auteurs, l’intervention des travailleurs sociaux dans les milieux d’hébergement? Nous vous invitons à lire le texte en entier mais voici certains points saillants.
Premièrement, au niveau du choix d’aller vivre dans une résidence d’aînés, de nombreuses personnes âgées ne semblent pas avoir voix au chapitre :
| Actuellement, la décision de relocaliser une personne âgée s’appuie presque exclusivement sur l’évaluation de son autonomie fonctionnelle, ou plutôt de son niveau de perte physique ou cognitive. Dans tous ce processus, il y a sous-estimation des facteurs humains et sociaux (2) (p. 322) . |
Puis, devenus résidents, ces personnes âgées se heurtent souvent à d’autres obstacles:
| Selon nous, la plupart des travailleurs qui dispensent des soins et des services au sein des milieux d’hébergement sont tellement pris dans le tourbillon journalier qu’ils en viennent à perdre conscience de leur position de pouvoir auprès des résidents (2) (p. 323) |
Enfin, les rapports entre résidents eux-mêmes peuvent être problématiques et ne favorisant pas l’intimité. Les auteurs parlent notamment de la mixité de la population dans les résidences pour personnes âgées. Ils rappellent que plusieurs types d’individus s’y côtoient: des aptes et des inaptes ; des riches et des pauvres ; des personnes malades et d’autres en santé mentale, d’autres encore qui ont des comportements perturbateurs. Bien plus, les auteurs soulignent qu’une hiérarchie s’installe souvent dans les milieux d’hébergement, fondée par exemple sur l’âge, l’ancienneté des résidents, leurs niveaux socio-économiques… Et cette hiérarchie est souvent favorisée par les employés eux-mêmes, qui ont parfois leur « préférés ».
En conséquence, ces auteurs proposent l’intervention des travailleurs dans les situations suivantes, que nous retranscrivons textuellement (2) (p.25) :
Alors, trouverons-nous sous peu des travailleurs sociaux dans la cohorte des employés qui travaillent dans les résidences pour aînés ?
REFERENCES
(1) GHYSLAINE LACHANCE, La formation en gérontologie : Le cas du travail social. Encrâge, Vol 14, No. 1 (Été 2011), p.2
http://www.csssiugs.ca/cdrv/from_fckeditor/fichiers/ENCRAGE/Encrage%20Fr_Ete_2011.pdf
(2) Voir Michèle CHARPENTIER, GUBERMAN, Nancy et Maryse Soulières, « Vivre et vieillir en milieu d’hébergement », Dans CHARPENTIER, M., GUBERMAN, N., BILLETTE, N., LAVOIE, J.-P., GRENIER, A., OLAZABAL, I., (dir.), Vieillir au pluriel, perspectives sociales, Collections problèmes sociaux, interventions sociale, PUQ, 2010, pp. 315-328.
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ptBRP 62.1
C’est bien connu qu’une ville, accueille des gens d’âge, de culture et niveau social divers. Or cette hétérogénéité des villes amène forcément une inégalité en matière d’accès aux ressources urbaines, certains quartiers étant mieux pourvus que d’autres. D’où une inégalité évidente entre les citadins.
Les géographes utilisent différents concepts pour décrire ce phénomène. Ainsi,
| On évoque souvent cette distribution inégale des différentes catégories sociales dans l’espace urbain en utilisant le terme de ségrégation résidentielle (1) (p. 372) |
On parle aussi de « capital territorial » et d’injustice environnementale (lorsque les gens sont soumis à des risques environnementaux) et territoriale (lorsque certains lieux sont moins bien pourvus en ressources) (1) (p.372). Or les personnes âgées, en tant que citadins, peuvent évidemment être victimes de ségrégation résidentielles. Le document que nous avons consulté en parle abondamment. Ce que nous voudrions relever ici c’est la présence et le rôle des RPA dans la ville.
Facteur d’exclusion
On pourrait commencer par parler du chez-soi de la personne âgée, soit la maison ou le logement :
| (…) la maison ou le logement, au-delà de sa caractéristique d’être un chez-soi, peut devenir pour les personnes âgées ayant de nombreuses incapacités un lieu d’isolement et d’invisibilité.(1) ( p. 376) |
L’auteure parle en fait de deux types d’exclusion qui semble être le fait (entre autre) de certaines personnes âgées vivant dans leur maison ou leur logement. Il y a l’exclusion par isolement que l’auteure définit comme étant
| L’étiolement des liens avec les familles et les connaissances en raison de limitations physiques sévères de la personne âgée et de l’absence d’une desserte en transport adapté. Cet isolement peut aussi signifier des déplacements de plus en plus rares dans son propre quartier et ainsi la perte d’une sociabilité de quartier.(p.372) |
Il y a aussi l’exclusion spatiale qui
| (…) fait référence au confinement au logement, l’idée d’être « captif » au sein d’un espace restreint, d’être exclu et invisible socialement par incapacité de se déplacer (ibid.) |
Or il semble que les résidences pour personnes âgées soient un bon moyen de contrer l’exclusion.
Le cas des résidences pour personnes âgées
En effet, il semblerait, selon cette auteure, qu’une résidence d’aînés permet de résoudre quelques problèmes liés à la ségrégation résidentielle:
| Depuis quelques années, on a vu se multiplier les complexes résidentiels réservés aux personnes âgées dont certaines atteignent une taille considérable, ce qui leur permet d’intégrer dans leurs murs un éventail de services et d’équipements. Ces grands ensembles regroupent donc des ressources qui sont normalement situées en dehors du foyer des personnes âgées, leur permettant ainsi un accès aisé à ces ressources (p. 376) |
De plus,
| Outre l’accès à ces ressources normalement situées à l’extérieur du foyer, ce type de résidences réservées aux aînés offre un milieu où les liens sociaux peuvent être établis ou entretenus en raison notamment des lieux de rencontres et des activités organisées. Cela est particulièrement vrai quand les aînés vont résider dans un complexe résidentiel situé dans un quartier ou ils ont passé un bon nombre d’années. (p. 376) |
Mais on pourrait ajouter à l’opposé que, toujours selon l’auteure, les résidences pour personnes âgées sont aussi créatrices d’inégalités entre les personnes âgées puisque certaines d’entre elles n’ont pas les moyens d’aller y vivre. L’auteure propose donc quelques solutions que nous vous invitons à lire.
Ce qui nous intéressait ici, c’était simplement d’aborder les résidences d’aînés dans une dynamique urbaine. Or en parlant de l’accès ou non des citadins à diverses ressources et en relevant le rôle important des RPA en ce sens, (du moins pour les personnes âgées qui ont les moyens d’aller y vivre), on redonne à celles-ci le rôle qu’elle doit avoir dans la ville. Bien sûr, il ne s’agit pas de dire que les résidences pour aînés sont la solution ultime pour contrer l’isolement des aînés mais simplement qu’elles ont, nous semble-t-il, un rôle à jouer. Et l’analyse des géographes apporte une vision intéressante.
REFERENCES
(1) SÉGUIN, Anne-Marie, « Vieillir en milieu urbain. Les enjeux liés à l’exclusion » Michèle CHARPENTIER, GUBERMAN, Nancy et Maryse Soulières, « Vivre et vieillir en milieu d’hébergement », Dans CHARPENTIER, M., GUBERMAN, N., BILLETTE, N., LAVOIE, J.-P., GRENIER, A., OLAZABAL, I., (dir.), Vieillir au pluriel, perspectives sociales, Collections problèmes sociaux, interventions sociale, PUQ, 2010, pp. 369-383.
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ptBRP 62.3
Il est souvent intéressant de tourner son regard vers d’autres pays afin de voir comment ils règlent certains problèmes qui nous préoccupent ici même, au Québec. Nous aimerions ici parler d’un problème qui semble présent partout, à savoir les rapports entre le maintien à domicile et l’hébergement, le choix que prend une société entre l’une ou l’autre de ces alternatives, et la présence, entre les deux, de « formules alternatives » d’habitation.
Entre domicile et hébergement, le cœur balance !
Il suffit de lire un seul article provenant de France pour constater que le débat entourant le choix entre le maintien à domicile et le placement est d’actualité un peu partout. Mais chaque pays semble privilégier l’un ou l’autre. Dans cet articles, le maintien à domicile et l’hébergement sont en effet vus comme « l’hégémonie des deux formes traditionnelles ». C’est dire l’importance que revêtent ces deux formules en France. Et s’il y a d’autres modes d’habitation pour aînés (comme on va le voir à l’instant), maintien à domicile et hébergement sont vus dans cet article comme les « alternatives majoritaires ».
Or, il semble malgré tout que dans plusieurs pays d’Europe, l’une des deux alternatives ait tendance à prendre le dessus sur l’autre. Ainsi, en France,
| C’est bien le maintien à domicile qui devrait être favorisé dans les années à venir. (1) |
Et il semble que la prévalence du maintien à domicile sur l’hébergement soit aussi le fait de l’Italie et des Pays-Bas. Mais, à l’opposé, les pays du Nord favoriseraient l’hébergement.
Mais il est intéressant de noter qu’aucune des deux alternatives ne semblent (du moins si l’on se fit à cet article) être la réponse définitive au problème. Chaque pays aborde le problème du vieillissement de la population à sa façon :
| Si aucun pays européen n’a en la matière trouvé la pierre philosophale, dans l’ensemble, nos voisins acceptent mieux que nous la diversité dans les modes d’hébergement et sont moins dans une logique de cloisonnement. (1) |
Par exemple, contrairement à la France, la Belgique autoriserait la coexistence de personnes âgées et de personnes handicapées et l’Angleterre classerait les résidences comme des logements et non des établissements spécialisés.
Mais malgré tout, entre les deux « alternatives majoritaires », l’article donne la part belle aux « formules alternatives » d’hébergement qui méritent d’être prises en considération.
Les formules alternatives
Ces formules alternatives sont appelées en France « Établissement d’hébergement pour personnes âgées » (EHPA). Elles sont de différents types : logements foyers, résidences pour personnes âgées, résidences groupées, immeubles intergénérationnels… Mais l’article consulté nous suggère les points suivants :
| Pourtant, des solutions intermédiaires existent, qui tentent de mêler les atouts de chacune des deux alternatives majoritaires(1) |
| Les « villages des vieux » à l’américaine ne fonctionneraient pas en France. Alors, la solution résiderait davantage dans la mutualisation des moyens entre différentes structures. |
| Ca n’est pas parce que l’on rassemble des jeunes avec des vieux que ça marche. Et puis, l’esprit pionnier qui anime souvent les premiers résidents peut disparaître avec les suivants. Dans quelle mesure ce type de solution n’est-il pas un peu gadget ? |
| Beaucoup de conseils généraux ont condamné les EHPA car leur parc, qui s’est construit dans les années 1970, a été mal entretenu et aujourd’hui vétuste. Et aujourd’hui, beaucoup de services rendus à l’origine y ont été supprimés, car jugés économiquement insoutenables. C’est regrettable, car ils constituent une alternative intéressante, qu’il faut conserver en modernisant le concept et le bâti, et en travaillant sur les services |
Que dire de tout de ceci ?
Ce que nous suggère cet article est en tout cas que les résidences pour personnes âgées, en tant que formules alternatives, sont là pour rester et se développer et que l’expérimentation semble nécessaire afin de trouver la ou les formules les plus concluantes. Le reste est une question de culture qui déterminera, dans un pays donné, la forme (ou les formes) que prendront l’habitation pour aînés à l’avenir en fonction des choix de société.
Les gestionnaires de résidences pour aînés du Québec tentent de s’ajuster à une population vieillissante en sondant ces gens afin de leur offrir ce qu’ils désirent. Se référer à un article provenant d’un autre pays a l’intérêt de nous faire prendre conscience que les problèmes liés au vieillissement sont partout présents. Ce qui change, c’est sans doute la réponse à ces besoins, qui sont en fonction des ressources, bien sûr, mais aussi de la culture. Les gestionnaires de RPA du Québec sont donc invités à poursuivre leur recherche d’une formule d’habitation pour aînés qui répond le plus possible aux besoins des Québécois âgés (qu’ils soient de souches ou non).
REFERENCES
(1) FAURE, Olivier, « L’hébergement des seniors et les modes de prise en charge alternatifs » (non paginé)
http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/lhebergement-des-seniors-et-les-modes-de-prise-en-charge-alternatifs-14682/
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ptBRP
Il n’y a pas si longtemps, ils affichaient fièrement leur certification nouvellement acquise. Et c’était avec un sourire dans la voix qu’ils affirmaient qu’ils étaient parmi les premiers à être certifiés dans leur région. Si l’on en croit ces gens, la certification fut relativement facile à acquérir : leur résidence étant bien conçue ou nouvellement construite, c’est-à-dire selon les critères actuels de construction des habitations pour aînés, elle ne nécessitait que peu d’ajustements pour être conforme à la certification.
Pour d’autres, cependant, ce fut plus difficile. D’ailleurs, le fait que la date limite pour être certifié fût reculée à quelques reprises est là pour le prouver. C’est ainsi que de nombreux gestionnaires, au moment où ils préparaient la certification, se plaignaient du nombre effarant de documents à remplir et de la lourdeur administrative qui faisait traîner en longueur tout le processus : « on attend la visite des pompiers pour être certifié ! » nous confessaient plusieurs d’entre eux, comme s’ils s’étaient donné le mot…
Mais après la certification… Qu’arrive-t-il ?
C’est avec une pointe d’exaspération dans la voix que certains d’entre eux nous révèlent qu’est maintenant venu pour eux le temps de renouveler leur certification et qu’ils doivent (encore !) affronter une paperasserie administrative dont ils abhorrent la lourdeur : « Les pompiers doivent passer de nouveau et nous avons autant de papiers à remplir que la dernière fois !»
Rappelons que la certification est un instrument de contrôle, de maintien et d’amélioration des services offerts aux personnes âgées au sein d’une résidence pour aînés. Mais est-ce nécessaire, périodiquement, de recommencer tout le processus ? Ce que semblent nous dire ces gestionnaires c’est que, sans doute, il y a un suivi à faire mais que ce suivi exige, pour être efficace, de ne pas confondre ce qui doit être amélioré avec les acquis.
La question est donc de savoir si présentement nous avançons ou si nous tournons en rond. Si vous voulez répondre à cette question, si vous avez des commentaires ou des expériences à partager, nous serions heureux de les entendre…
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ptBRP 35.1
Lorsque nous, Québécois, parlons des « vieux pays », nous pensons spontanément à la France. Mais cette expression prend un sens moins « folklorique » lorsque nous abordons le problème du vieillissement de notre société. En effet, un « vieux pays » n’est-il pas constitué par une population qui, globalement, est plus âgée que la nôtre ? Et donc ce pays ne bénéficie-t-il pas d’une expertise en matière de vieillissement de la population supérieure à la nôtre ?
Ne pouvons-nous pas tirer profit de l’expertise d’un « vieux pays » ?
Le palmarès…
En France, les personnes âgées en perte d’autonomie vont d’abord vivre dans une maison de retraite médicalisée, plus particulièrement appelée établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Eh pad). C’est ce que nous apprend le Figaro dans la présentation de son Palmarès des maisons de retraites. (1). Plus précisément, « (…) le profil type du résident en Ehpad est une femme de 87 ans, avec en moyenne cinq pathologies, huit médicaments et une dépendance importante.
Notons au passage cette distinction qui est établie, en France, selon les soins à prodiguer ou non. Au Québec, il y a bien sûr la distinction entre les résidences pour personnes âgées et les CHSLD. Mais elle n’est pas tranchée, comme vous le constatez quotidiennement, des résidences pour aînés dont la vocation est d’accueillir une clientèle autonome devant bien souvent héberger une clientèle en perte d’autonomie.
Sur les 7416 Ehpad contactés, 3100 ont participé, provenant uniquement du secteur privé puisque les Ehpad publics ont eu la consigne de ne pas participer… Les Ephad participantes ont dû remplir un formulaire de 62 questions. Bien entendu, des experts ont été consultés. Il est à noter que comme il s’agit d’un palmarès, les résidences sont affichées selon leur score. Ehpad sont donc notés au moyen d’étoile un peu comme pour les restaurants ! (2)
On ne peut qu’admirer ce degré d’expertise. Mais il faut convenir que les défis que posent le vieillissement d’une société est toujours le même peu importe le niveau d’expertise de la société en la matière. Voici quelques éléments provenant de la conclusion des auteurs du Palmarès qui laissent songeur…
L’image de l’habitation pour aînés
Premièrement, notons que les auteurs du Palmarès décrivent l’attitude des Ehpad participant comme « le signe d’une volonté de transparence ». N’est-ce pas ce que nous cherchons au Québec ? Par ailleurs malgré une évolution évidente ce secteur« (…) pâtit toujours d’une image de bâtiments vieillots et d’aménagement succincts que la mémoire collectives associe aux hospices d’antan ».
Différences régionales
Les critiques des Ehpad s’en prennent à leurs tarifs élevés, en particulier dans les grandes villes comme Paris. Comme au Québec, il semble qu’il y ait des variations notables d’une région à l’autre.
Par contre, il est fait mention de « convention tripartite avec les collectivités territoriales et les autorités de santé, par laquelle ils s’engagent à améliorer et à moderniser les résidences en contrepartie de financement pour le recrutement de personnel ». Dans quelle mesure une expérience de ce genre pourrait-elle être appliquée chez nous ?
Le personnel
On critique aussi la négligence du personnel que l’on accuse de maltraitance et d’infantilisation.
Mais ici comme chez nous, tout cela s’accompagne d’un problème de manque de personnel, lesquels, en plus, semble insuffisamment formé. Par ailleurs, tout comme chez nous on parle de problème de recrutement et d’ « un turn-over qui désoriente les personnes âgées ».
Rappelons qu’un déjeuner-échange organisé par Johanne Cottenoir il y a deux ans avait révélé que parmi les grands défis auxquels l’hébergement pour aînés devra faire face dans les années à venir, il y a précisément la formation, le recrutement et la rétention du personnel…(3)
On notera cependant les différences dans l’établissement de minimum de personnel en place. Tous métiers confondus, on note qu’ « une équipe réduite de 45 pour 100 résidents est à proscrire » !
La qualité de vie
On parle dans certains cas « d’une fonctionnalité plus proche de l’ambiance hospitalière que de la résidence hôtelière ». Le Figaro s’est renseigné pour sa part « sur l’encadrement et la formation à la « bientraitance » » Il est à noter aussi que bien que les chambres doubles soient toujours tolérées, un maximum de 20% était toléré pour être prise en compte dans le Palmarès. Par ailleurs, pour revenir au manque de personnel (qui semble expliquer du moins partiellement comme chez nous, les problèmes) Vous serez surpris des critères
CONCLUSION
Ce petit exercice souligne la nécessité d’échanges entre les pays « vieillissants ». Les expériences ne masquent en rien les exigences liées aux vieillissements. Bien sûr, certains pays ont une expertise plus grande que la nôtre en matière. Mais nous vous invitons à lire les commentaires des lecteurs du Figaro à la suite de la présentation du Palmarès. On sent chez les participants une conscience de la réalité du milieu de l’hébergement pour aînés, au-delà des grands principes. On souhaiterait que les échanges entre intervenants de divers pays soient plus fréquents !
Ainsi, par exemple, la problématique bien particulière de la gestion d’une résidence pour personnes âgées semble là-bas comme ici être la même avec l’âgisme sous toutes ses formes qui est une menace constante, comme en témoigne, d’ailleurs, le site Vieillir en Liberté qui rassemble d’ailleurs le la Belgique, La France, le Québec et la Suisse (3)
Références
(1) Pour la présentation et un lien au Palmarès : http://www.lefigaro.fr/retraite/2011/01/28/05004-20110128ARTFIG00691-le-palmares-des-maisons-de-retraite.php Tous les passages cités dans le présent article proviennent de ce texte. La méthodologie de l’enquête ainsi que les conclusions y sont présentées en détails
(2) Pour visualiser le Palmarès : http://www.lefigaro.fr/retraite/2011/01/31/05004-20110131ARTWWW00367-maisons-de-retraites-le-palmares.php
(3) Bilan du deuxième déjeuner-échange de L’Indice, Revue L’Indice, Vol.10, no.2 (été 2009), pp.7-8. http://www.aineshebergement.com/indice/revue/v10-2.pdf
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ptBRP 41.3
Mais un résident ne se limite pas qu’à son niveau d’autonomie. En effet, pour la gérontologue Michèle Charpentier, il est essentiel de considérer la personne âgée non seulement en fonction de ses limitations mais aussi de ses potentialités. Dans cette optique, il en a résulté le livre Vieillir en milieu d’hébergement. Le regard des aînés, paru aux Presses de l’Université du Québec. Elle résume ainsi sa vision :
| « (…), sans nier les fragilités et les contraintes personnelles, sociales et politiques, particulièrement nombreuses en contexte d’hébergement et au grand âge, nous reconnaissons aussi aux résidents le pouvoir de se définir et d’agir, ou de ne pas agir, sur leurs vies et leurs univers, selon leurs perspectives » (CHARPENTIER (2007), pp. 69-70). |
Car, dit la chercheure,
| « Traverser sept, huit et même neuf décennies de vie doit sûrement permettre de développer des attitudes, des forces et des potentialités » (Ibid., p. 3) |
L’auteure a donc tenté de cerner ces potentialités qui peuvent s’exprimer dans la vie quotidienne des résidents âgés. Dans cette optique, elle propose 4 profils d’aînés en résidence. Les voici résumés brièvement en un tableau:

La leçon des résidents
La démarche de Michèle Charpentier en est une d’empowerment. Mais qu’est-ce que l’empowerment?
| Il s’agit d’un processus par lequel l’individu devient capable d’influencer l’aménagement et le cours de sa vie en prenant les décisions qui les concernent directement ou qui concernent sa communauté (Ibid., p. 35) |
Dès lors, selon nous, le rôle du gestionnaire, n’est pas seulement de mieux sélectionner et contrôler ses employés; c’est aussi de garder à l’esprit que sa clientèle est constituée de personnes fragilisées vivant en promiscuité avec d’autres résidents et les employés, dans un milieu de vie substitut. Malgré la meilleure volonté du monde, les risques d’abus sont réels…
Dans la foulée de la certification qui éveille les consciences, des journalistes en mal de sensation font leurs choux gras de ces histoires d’horreur. La démarche est justifiée, évidemment, puisque ces abus doivent être dénoncés… Mais derrière l’actualité se cache quelque chose de plus profond qu’a bien expliqué, selon nous, Michèle Charpentier :
| En fait, écrit-elle, les abus en hébergement sont paradoxaux, puisqu’ils sont perpétrés dans des milieux qui ont pour mission de « prendre soin » des personnes âgées (Ibid., p. 32) |
On sait que de nombreuses résidences sont adéquates. Mais pour celles qui affichent ces histoires d’horreur, il faut se demander qu’est-ce qui, au niveau de la gestion, permet cela?
Pour qu’elle raison la mission n’est pas accomplie?
Dernièrement, a été soulevée la possibilité de vérifier les antécédents judiciaires des employés qu’on embauche, « dans le cadre du resserrement du processus de certification (BOIVIN, 2011). Ajoutez à cela une formation adéquate, qui est essentielle, et vous augmentez effectivement les chances d’avoir des employés compétents qui ne sont pas négligents ou abuseurs.
Mais l’étude de Michèle Charpentier, plus qualitative, offre une vision unique en plongeant dans l’univers de ceux et celles qui y vivent. Elle souligne par exemple que la clientèle très âgée est presque essentiellement féminine. N’est-ce pas un aspect (parmi d’autres) essentiel à considérer si l’on veut favoriser l’empowerment des résident(e)s? Comment ne pas tenir compte de cette réalité et bien d’autres dans les pratiques de gestion?
L’amélioration des méthodes de gestion d’une résidence pour personnes âgées et donc la diminution des risques d’abus passe donc nécessairement par une meilleure compréhension des résidents… Bien sûr, certains d’entre eux ont une capacité de communication limitée. Mais pour ceux et celles qui peuvent parler, la démarche de Michèle Charpentier est positive à plus d’un titre : ces gens ont la possibilité de s’exprimer et, d’une certaine façon, de parler pour ceux et celles qui ne le peuvent plus. Mais ils permettent aussi aux gens qui travaillent à leur bien-être de mieux les connaître… au-delà de la connaissance de leurs niveaux d’autonomie!
REFERENCES
BOIVIN, M. (2011). Résidences privées pour personnes âgées : scruter le passé avant d’embaucher, http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201102/16/01-4371073-residences-privees-pour-personnes-agees-scruter-le-passe-avant-dembaucher.php
CHARPENTIER, M. (2007), Vieillir en milieu d’hébergement. Le hagard des aînés, Presses de l’Université du Québec.
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ptBRP 41.2
| « (…) Objet : État de la situation relatif au processus de certification de la résidence (…) (…) Comme vous le savez, la Loi stipule que tout exploitant d’une résidence pour personnes âgées doit être titulaire d’un certificat de conformité délivré par l’agence du territoire où se trouve sa résidence. À défaut, l’exploitant est passible, pour chaque jour que dure l’infraction, d’une amende d’au moins 150$ et d’au plus 450$, s’il s’agit d’une personne physique, et d’au moins 750$ et d’au plus 2250$, s’il s’agit d’une personne morale. Le règlement sur les conditions d’obtention d’un certificat de conformité est entré en vigueur le 1er février 2007 et une période de deux ans (jusqu’à février 2009) a été accordée aux exploitants pour s’y conformer, prolongée jusqu’en juin 2009. L’Agence de la santé et des services sociaux (…) a été sensible à vos besoins et vous a fourni, par l’intermédiaire de ses conseillers aux établissements, un soutien pour la préparation de votre dossier de certification. Un délai vous a été accordé au-delà de ce qui était prévu. La résidence (…) est en processus de certification depuis le (…). Vous comprendrez que la tolérance administrative de cette situation n’est plus possible. Après avoir mis en perspective votre dossier, nous constatons une lacune aux articles suivants du règlement : 19 (plan de sécurité incendie) 24 (sécurité des résidents en matière de produits alimentaires, d’hygiène, de salubrité, de sécurité ou de construction – MAPAQ municipalités, RBQ) Nous tenons à vous rappeler qu’il est de la responsabilité de l’exploitant d’une résidence pour personnes âgées de prendre toutes les dispositions requises pour se conformer à tous les articles du règlement ainsi que de répondre rapidement aux avis de corrections émis par la municipalité ou la Régie du bâtiment du Québec. Nommément en lien avec l’article 19, l’exploitant doit mettre en place un plan de sécurité incendie (PSI) qui réponde aux exigences du Service de sécurité incendie de (…). L’obtention d’une lettre du [service de sécurité incendie] indiquant qu’il ne s’oppose pas à la certification de votre résidence est une condition sine qua non à l’obtention de votre certificat de conformité. Les résultats de l’évaluation de la capacité d’évacuation des résidents faite le (…) doivent être pris en compte pour cette opération et il est de votre responsabilité de solliciter, au besoin, l’aide du [service de sécurité incendie] pour l’élaboration de votre PSI et l’identification des mesures d’aide à l’évacuation que vous devrez mettre en place le cas échéant. Nous vous avisons que nous vous accordons un délai maximum de quarante-cinq (45) jours à compter de la date de la présente pour apporter les correctifs requis ou démontrer (…) que toutes les conditions seront sous peu réunies pour qu’un certificat de conformité puisse vous être émis. À défaut, nous nous verrons dans l’obligation d’appliquer toutes les dispositions prévues dans la Loi. Nous vous invitons à communiquer très rapidement avec votre conseiller (…) Veuillez agréer, (…), l’expression de nos sentiments distingués.(…) » |
L’historique de la démarche
Le propriétaire nous a fourni d’autres documents (pour la plupart de la correspondance), pour y voir plus clair. Il est donc possible de reconstituer la démarche de certification entreprise par le propriétaire et les intervenants provenant de l’agence et du Service de sécurité incendie de sa ville. Il faut avouer que bien que de nombreuses améliorations aient été effectuées par Paul Côté, « les lacunes aux articles 19 et 24 » sont à l’ordre du jour depuis longtemps. Pourtant, il a pu bénéficier de l’aide de divers intervenants et à de nombreuses reprises, des délais lui ont été accordés. Mais il est possible que, de leur côté, l’agence et le service d’incendie aient eu parfois de la difficulté à s’entendre, le dossier de cette résidence passant de l’un à l’autre, chacun semblant suivre le dossier de son côté. C’est du moins ce que donne à penser l’examen de ces documents. Par ailleurs, il a semblé que cette résidence, de par sa clientèle actuelle et la nature des lieux, a dû à un moment donné revoir son statut, puisqu’elle hébergeait des personnes semi-autonomes… cette redéfinition aurait-elle causé du retard dans le déroulement du processus de certification?
Le contrôle de la situation
Toujours est-il que ce n’est pas la première fois que Paul Côté reçoit une lettre de cette nature. Mais nous pouvons noter que la grande différence par rapport aux messages précédents réside dans ces quelques lignes :
L’obtention d’une lettre du [service de sécurité incendie] indiquant qu’il ne s’oppose pas à la certification de votre résidence est une condition sine qua non à l’obtention de votre certificat de conformité.
Le ton a donc changé car Paul Côté doit désormais prouver sa bonne volonté… Il lui reste cependant un espoir puisqu’un délai lui a été accordé afin d’ « apporter les correctifs requis ou démontrer (…) que toutes les conditions seront sous peu réunies pour qu’un certificat de conformité puisse vous être émis. » Cette histoire est à suivre car toute la question est de savoir si cette lettre témoigne d’une prise en charge plus costaude des retardataires ou si des délais supplémentaires continueront de s’ajouter… Qu’en pensez-vous?
ptBRP 40.1
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Il semble que le gouvernement utilisera comme levier pour des changements en développement durable ses attributions de contrat avec ses proches partenaires. À ce titre, les ressources intermédiaires seront, à plus ou moins long terme, touchées par ces changements.
Un principe qui est dans l’air du temps
Cette citation provient d’un texte que l’on retrouve sur le site de l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec (ARIHQ) (1). Mais de telles considérations pourraient intéresser les gestionnaires de résidences d’aînés, surtout dans la foulée de la certification qui fait de ces dernières des partenaires sinon officiels, du moins officieux dans le développement de formules d’habitation de qualité. Par exemple, on pourrait citer la résidence Vivaldi comme étant l’une de celles qui ont pris le tournant vert(2).
Le développement durable, oui mais comment?
En effet, comment initier des projets de développement durable? La SCHL a publié tout récemment un document qui recensait les principales questions des promoteurs à ce sujet (3). Cette étude concluait par ceci :
Il apparaît évident que bien des représentants des secteurs de la construction et de l’aménagement ne sont pas au courant d’une partie de l’information existante et des ressources axées sur le comment qui sont actuellement à leur disposition. Par ailleurs, bon nombre de ressources offertes ne répondent pas entièrement à leurs besoins (p.7)
Disons tout de suite que cette étude traite de l’aménagement de quartiers résidentiels et non des pratiques visant l’enveloppe du bâtiment. Les questionnements des promoteurs interrogés portaient notamment sur la question des coûts, les diverses techniques (gestion des eaux usées, énergie solaire etc…), les sources de financement, les obstacles, la nécessité de bien renseigner les municipalités, etc.… Ils déploraient notamment l’absence de cas concrets, car « l’étude de cas constitue le format le plus souvent mentionné comme étant idéal pour fournir de l’information sur le comment » (p. 6).
Le cas des ressources intermédiaires
Ce rapport de la SCHL souligne en outre que «(…) une même méthode n’est pas nécessairement applicable à toutes les situations». Or ce fait trouve un écho dans le texte de l’ARIHQ cité plus haut:
Ainsi donc, le désir de rester à la maison des 65 ans et le creux démographique qui touche le groupe des 75 ans sont autant d’éléments à considérer quand vient le temps d’évaluer la demande. Et à cela s’ajoute fatalement la capacité de payer des baby boomers… (…), chaque ressource possède ses forces et ses faiblesses et il lui revient de choisir ses premiers chantiers d’amélioration. Toutefois, il faut garder en tête qu’une démarche en développement durable nécessite des améliorations dans plus d’un enjeu afin de respecter sa définition même (p.4).
Ainsi, par exemple, une RI qui accueille une clientèle en santé mentale est différente d’une RI qui a pour clientèle des personnes âgées. De plus, l’approche milieu de vie exige une organisation bien particulière. Deux RI peuvent donc se distinguer l’une par rapport à l’autre tout en se distinguant, de par leur nature, à d’autres organisations comme des CHSLD. Chaque cas est unique lorsque vient le temps d’initier un projet de développement durable.
C’est donc dans le but de cerner les besoins bien particuliers de ses membres en matière de développement durable que l’ARIHQ, avec l’aide du Conseil québécois de développement durable (CQDD) a déterminé 5 catégories d’enjeux, avec, pour chacune d’elles, 3 niveaux d’action appelés de façon imagée « fondations », « structure » et « toiture ». Nous les reprenons intégralement sous la forme d’un tableau :

Pour chaque niveau d’action, des gestes concrets sont proposés. Nous invitons les lecteurs à consulter le texte pour plus de détails. L’un des intérêts de cette démarche est évidemment, pour chaque RI, de tenir compte de ses besoins et d’adopter une approche progressive qui facilite le suivi dans le sens d’une progression constante et évolutive. Par ailleurs, dans ce même texte de l’ARIHQ, on nous présente une intéressante entrevue avec Mme Patricia Martin, conseillère en développement durable au CQDD. Pour plus d’informations sur cet organisme, consultez son site web: www.cqdd.qc.ca. Voila une démarche qui nous semble répondre à certains questionnements des promoteurs interviewés dans le cadre de l’étude de la SCHL citée plus haut : études de cas, information éprouvée, respect du milieu et du type d’organisation qui « prend le virage vert»…
Références
(1) l’ARIHQ et le Centre québécois de développement durable « Les ressources intermédiaires et le développement durable», texte disponible sur le site de l’ARIHQ : www.arihq.com/default.aspx?page=105
(2) Voir Bernard Claveau, « La résidence Vivaldi : un exemple à suivre», Revue L’indice, vol.9, no.4, pp. 17-18.
http://www.aineshebergement.com/indice/revue/v9-4.pdf
(3) Cynthia RATTLE, « Lacunes dans l’information sur le comment de la réalisation d’aménagement résiduels durables et priorité accordée par les promoteurs et constructeurs à combler les lacunes », Mars 2011. (Le point en recherche, Série socio-économique)
ptBRP 40.3
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L’aventure de Paul Côté (nom fictif), à qui on a envoyé une lettre lui rappelant qu’il n’était pas certifié, semble s’inscrire dans une volonté accrue de faire aboutir les choses. C’est du moins la réflexion que nous inspirent quelques articles récents que l’on peut consulter sur le web (voir les sources plus bas). Bien entendu, on suit l’actualité au quotidien, ce qui fait qu’il manque le recul pour interpréter tous ces faits.
Les normes de sécurité incendie
Le cas de Paul Côté n’est pas unique. Pour prendre l’exemple de la région de Montréal, il semble que 30% des résidences d’aînés ne sont pas encore certifiées, et de ce pourcentage, 88 n’ont toujours pas de normes de sécurité incendie(4).
Qu’est-ce qui achoppe dans l’application de ces normes ? Un autre article révèle que, toujours dans la région de Montréal, « (…) des plans d’évacuation particuliers sont préparés en attendant la mise à jour des normes de sécurité » (6). Est-ce toujours très clair ?
De délai en délai…
À quel moment la roue des délais accordés doit cesser de tourner ? Pousser les retardataires à faire aboutir leur certification, cela veut dire fixer des délais et s’y tenir. Les délais ne doivent plus être pris pour acquis.
Mais qu’advient-il d’une résidence qui ne respecte pas les délais ? Dans un autre article on parle de l’une d’elles, située dans Chaudière-Appalaches, qui s’est vue imposer une amende un mois après avoir perdu sa certification. Or il semble que « les propriétaires pourront contester devant le tribunal administratif du Québec et c’est vraisemblablement vers ça qu’on se dirige» (3).
La certification n’est pas acquise pour toujours
Il est à noter que cette même résidence ne fait pas partie de celles qui ne sont pas encore certifiées. Elle a perdu sa certification. «C’est lors de l’inspection bisannuelle pour le renouvellement de la résidence (…), qu’on s’est rendu compte qu’il y avait des choses qui clochaient» (2).
Est-ce à dire que le renouvellement des délais ne sera plus considéré, en quelque sorte, comme « acquis » parce qu’il faudra bien, un jour, que les retardataires terminent leur certification ? Ni les délais pour avoir sa certification pour une première fois ; ni la certification elle-même, et pas même, sans doute, les délais pour retrouver la certification si on l’a perdue…
Ce resserrement s’instaure-t-il dans la foulée de ces 23 inspecteurs (5) qui seront embauchés afin d’assurer une application systématique et cohérente à travers le Québec des exigences reliées à la certification ?
Le doigt pris entre l’arbre et l’écorce
Bien entendu, une résidence non certifiée est une ressource d’habitation de moins pour nos aînés, du moins sur le plan légal… Il n’est sans doute pas facile de cesser d’accorder des délais supplémentaires, de façon à maximiser les chances que les retardataires rejoignent (enfin!) les rangs des certifiés !
Le problème, du moins à la lecture de ces articles, est que les résidents semblent pris en quelques sortes entre l’arbre et l’écorce, entre l’agence de santé et services sociaux et la résidence qui n’est pas certifiée :
« Nous ne pouvons pas forcer les résidents à quitter …. mais oui, les propriétaires sont en infraction s’ils continuent à opérer » (3). Le danger est alors que la résidence ferme et il est toujours triste de voir partir des résidents, même pour le cas d’une résidence qui est certifiée (1).
Mais il semble qu’il y ait toujours de l’espoir pour les résidences non-certifiées ou celles qui ne le sont plus. Les propriétaires de la résidence située dans Chaudière-Appalaches travaillent présentement à reconquérir leur certification, avec l’accord et les encouragements des membres de l’agence (2). Comme quoi rien n’est définitif pour les propriétaires de bonne volonté !
Conclusion
Ce petit survol de l’actualité montre qu’il est délicat (avons-nous à le rappeler ?) d’aborder la question de l’habitation pour aînés. Le contrôle est nécessaire mais dans un contexte où organisation et performance riment avec humanité… Nous attendons vos commentaires !
Sources :
(1) Marcel AUBRY, « La résidence L’amour des aînés forcée de fermer ses portes», http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/vie-regionale/rive-sud/201103/17/01-4380142-la-residence-lamour-des-aines-forcee-de-fermer-ses-portes.php
(2) BUSSIÈRES, Ian, « les Résidences de la Vallée perd sa certification»
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201102/22/01-4372998-les-residences-de-la-vallee-perd-sa-certification.php
(3) BUSSIÈRES, Ian, Résidence pour personnes âgées à Vallée-Jonction: les proprios exposés à des amendes», http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201103/08/01-4377419-residence-pour-personnes-agees-a-vallee-jonction-les-proprios-exposes-a-des-amendes.php
(4) Tommy Chouinard, « Résidences pour aînés: pas d’échéancier pour compléter la certification », http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201102/09/01-4368558-residences-pour-aines-pas-decheancier-pour-completer-la-certification.php
(5) Tommy Chouinard, « Hébergement pour aînés : 23 inspecteurs seront embauchés»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201103/22/01-4381738-hebergement-pour-aines-23-inspecteurs-seront-embauches.php
(6) «Personnes âgées : 30% des résidents non certifiés» , http://lejournaldemontreal.canoe.ca/actualites/regional/montreal/archives/2011/02/20110207-213100.html
ptBRP 40.2
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Par Johanne Cottenoir
Les résidences sont soumises, comme toutes les entreprises, à la loi de l’offre et de la demande. Elles offrent leurs services sur un plateau d’argent, à grand renfort de promotions, afin de séduire l’aîné ou la personne vieillissante. Et pourtant, si certains propriétaires déclarent fièrement qu’ils ont une « liste d’attente », nombreux sont ceux qui doivent affronter un taux d’inoccupation très élevé.
LES RÉSIDENCES D’AÎNÉS RÉPONDENT-ELLES AUX BESOINS DES BABY BOOMERS?
Lorsque je discute avec les « baby boomers » qui atteindront 65 ans vers 2011, plusieurs me disent vouloir profiter pleinement de la vie en réalisant «des projets de loisirs et voyager ». Pour d’autres, il s’agit de se trouver un emploi à temps partiel et faire de petits voyages. Il est à parier qu’une partie des baby boomers désirent d’ors et déjà un mode de vie qui leur donne cette liberté qu’ils sont en droit d’attendre. Après tout, ils ne sont pas si vieux! D’ailleurs, les publicités de résidences d’aînés présentent une image jeune de la clientèle visée, la résidence étant comme le reflet de ce dynamisme. Et pourtant, des alternatives aux résidences pour aînés existent bel et bien*. Que désirent les personnes qui auront 65 ans vers 2011 en matière de logement ?
VIVRE À LA MAISON… ENCORE ET TOUJOURS?
Nombreuses sont les personnes de 65 ans d’aujourd’hui qui disent vouloir encore vivre dans leur maison dans 10 ans, laquelle sera payée, et rémunérer des personnes pour son entretien. D’autres pensent vendre leur maison et acheter un condo ou aller vivre dans leur maison de campagne. Ceux qui vivent en loyer souhaitent rester dans le même logement et, s’il y a lieu, bénéficier des services de maintien à domicile. Parmi les futurs retraités qui n’ont pas de fonds de pension, plusieurs espèrent vivre dans une résidence pour personnes âgées à faible revenu (HLM). Quelle place les résidences d’aînés occupe-t-elle dans leurs projets de vie?
MOINS D’AÎNÉS DISPONIBLES
Rester à la maison le plus longtemps possible signifie donc que les exploitants devront attendre environ dix ou quinze ans avant de voir ces gens déménager dans leurs résidences d’aînés. Bien sûr, certains baby boomers y vivent déjà. Mais avouons qu’ils ne constituent qu’une faible part de cette population des 65 ans. Sur ce plan, il faut donc admettre que les résidences d’aînés ne s’adressent pas aux personnes qui ont présentement 65 ans ou, du moins, pas à la totalité des gens appartenant à cette tranche d’âge. À rappeler, donc, quand ils auront 75 ans. Et qu’en est-il dans ce cas des gens qui ont présentement 75 ans et plus ? Selon Kevin Hughes, économiste principal à la SCHL, le rythme de croissance de cette population ralentira au cours des prochaines années. «En effet, écrit-il, les gens qui arriveront dans ce groupe d’âge sont nés durant la grande dépression des années 1930, moment où la natalité avait temporairement diminué.»
Ainsi donc, le désir de rester à la maison des 65 ans et le creux démographique qui touche le groupe des 75 ans sont autant d’éléments à considérer quand vient le temps d’évaluer la demande. Et à cela s’ajoute fatalement la capacité de payer des baby boomers…
LA CAPACITÉ DE PAYER DES RÉSIDENTS
En effet, les personnes ayant présentement 65 ans et plus, contrairement à l’idée populaire, ne sont pas toutes riches! Les promoteurs sont pourtant à construire des résidences d’aînés à qui mieux mieux considérant manifestement cette clientèle comme une manne providentielle. Or le coût d’un studio est présentement d’environ 1 350,00 $ à 1 800,00 $ par mois, le tarif d’hébergement incluant l’électricité, le chauffage, le câble et un repas par jour…
Bien entendu, les gestionnaires de résidences n’ont pas le choix de hausser à chaque année le prix du loyer, puisque eux-mêmes font face aux augmentions des coûts d’électricité, de taxes, de salaires, de DAS et de la CSST, tout en risquant d’augmenter le taux de roulement ou d’inoccupation. Mais avouons que certains aînés ne pourront faire face à cette hausse de loyer et se tourneront vers d’autres résidences moins dispendieuses et offrant néanmoins le même service.
Tous ces éléments auront-ils un impact financier pour les gestionnaires de résidences privées pour aînés dans les années futures?
Sans chercher la recette miracle, devrait-on créer un « ticket modérateur » à la hausse du coût d’hébergement et des services à la carte sans couper dans le personnel et sans que le gestionnaire n’y perde sa chemise et les résidents leur qualité de vie ? Serait-ce un moyen de conjuguer les intérêts de l’un et de l’autre, de faire en somme se rencontrer, sur un terrain d’entente, l’offre et la demande?
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La crise financière
On vous l’a dit et redit, nous sommes en pleine crise financière. Et lorsqu’on cherche des comparables, on cite invariablement le krach de 1929, la plus grande crise économique du XXe siècle, laquelle a marqué le début de la Grande dépression. Très humblement, je vous dirais que la comparaison est exagérée et, en ce qui concerne le marché immobilier, elle vaut surtout pour nos voisins du sud. Au Canada, et particulièrement au Québec, qui devrait mieux s’en tirer que bien d’autres provinces, nous disent les économistes, le ralentissement de l’économie à l’échelle mondiale ne devrait que ‘refroidir l’intérêt’ des acheteurs. « Nous nous attendons à ce que la correction des prix moyens à l’échelle nationale, comparativement aux sommets affichés à la fin de 2007, soit de 10% à 15%, soit bien en deçà du déclin observé à l’heure actuelle aux États-Unis » déclare l’économiste principale à la Banque Scotia, Adrienne Warren. Un récent sondage rendu public par l’Association canadienne des conseillers hypothécaires accrédités corrobore une telle opinion. Près de quatre canadiens sur dix croient encore que le moment est bien choisi pour acheter une maison. « Les titulaires de prêts hypothécaires résidentiels demeurent remarquablement optimistes pendant la crise financière », affirme l’Association
Pas d’effondrement du marché immobilier en vue
Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Bien sûr que non. Un resserrement des conditions de crédit tant au niveau du financement des entreprises qu’à celui octroyé aux particuliers est à prévoir. En ces temps difficiles, les banques veulent s’assurer d’une meilleure qualité de leurs portefeuilles hypothécaires. Malgré tout, les institutions prêteuses représentant environ 70% de tous les prêts résidentiels du Québec sont parmi les mieux capitalisées. Par ailleurs, le soutien additionnel du gouvernement fédéral aux marchés canadiens de crédit, soutien consistant à acheter d’ici la fin de l’année financière des blocs de prêts hypothécaires à concurrence de 50 milliards, accroîtra encore plus l’accessibilité du crédit pour les ménages et les entreprises. Enfin, rappelons que les consommateurs québécois sont en mesure de respecter les modalités de leurs prêts hypothécaires et leurs décisions d’achat s’appuient sur leurs capacités financières. Cette situation favorise un marché immobilier solide qui ne connaîtra pas l’effondrement
Une situation favorisant l’investissement dans la résidence pour personnes âgées
Un resserrement des conditions financières ne peut qu’influer sur le prix de vente d’une résidence, favorisant ainsi l’acheteur. En outre, la construction des grands immeubles destinés au marché des personnes âgées a diminué considérablement ces derniers temps. La baisse de 21% des mises en chantier des unités résidentielles à louer dans la région métropolitaine de Montréal, à la fin de 2008, par exemple, est en grande partie attribuable à la diminution de ce type de construction, nous dit la SCHL. C’est dire que le nombre d’unités pour personnes âgées disponibles a atteint un plafond et que ce marché arrive à saturation. Enfin, les taux d’intérêt ne cessent de baisser. De mois en mois, les institutions prêteuses offrent de meilleures conditions de prêt. Les taux d’emprunt sont à des bas historiques. Un exemple? En l’espace d’un mois, la Banque Scotia a récemment diminué son taux hypothécaire pour la période de cinq ans de 0.50%. Les personnes âgées ont des revenus fixes, indexés au coût de la vie, à l’abri des secousses du marché du travail, des fluctuations du taux de chômage. Elles sont des locataires stables, qui ne manqueront pas de payer régulièrement leurs loyers. Dans la conjecture économique actuelle, l’investisseur avisé n’aura que de bonnes raisons d’investir dans le marché immobilier pour personnes âgées.
Sources : ReMax. Banque Scotia. SCHL.
rpBRP39.1
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1. MOYENS DE RECRUTEMENT
2. ÉVÉNEMENTS
jcBRP 38.3
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Au moment de vendre une résidence, les éléments compris dans la transaction doivent être sans ambiguïté entre le vendeur et l’acheteur, ce que la prise d’inventaire est supposée permettre. Il s’agit d’un recensement des quantités en stock de l’ensemble des biens détenus par la résidence et ainsi transférés au nouveau propriétaire. La prise d’inventaire comprend, entre autres, les inclus, la totalité des meubles, les équipements et effets mobiliers servant à l’exploitation du commerce, tous les équipements et accessoires servant à l’entretien intérieur et extérieur de l’immeuble de l’entreprise, la literie et les serviettes, les accessoires complets, ainsi que les équipements et outils utilisés dans le cadre de l’exploitation de la résidence. Quant aux exclus, ils correspondent notamment aux meubles appartenant personnellement aux locataires. Quand on effectue une prise d’inventaire, cela repose sur la bonne foi des deux parties. Or, cette bonne foi est souvent mise à rude épreuve. Entre le moment de signer l’acte notarié et la prise de possession, il y a toujours un certain délai, par exemple une journée. C’est dans ce laps de temps que les choses peuvent se compliquer. Prenons un exemple concret. Un propriétaire, qui voulait vendre sa résidence, avait de beaux meubles qui donnaient du « punch » à l’établissement et qui ont grandement contribué à la vente. Quand est venu le temps de faire la transaction, il a mentionné qu’il laissait tout à l’acheteur, sans faire de prise d’inventaire. Toutefois, il s’est présenté la veille du déménagement pour « dévaliser » la résidence, soit apporter certains meubles durant la nuit, dont une chaise Louis XIV qui donnait beaucoup de cachet dans le hall d’entrée
À mon avis, il s’agit d’une aberration. Ce qui est là doit rester là. Souvent, les gestionnaires hésitent à faire des prises d’inventaire. Ils doivent se promener avec leur bloc-notes et leur crayon et inventorier tout ce qui se trouve dans la résidence. Cela doit se faire de préférence de nuit pour ne pas susciter des questionnements de la part des employés et des locataires et les alerter. De plus, la prise d’inventaire nécessite d’aller dans les chambres pour compter le mobilier. C’est pourquoi plusieurs gestionnaires n’en font pas, même si celle-ci devrait être fournie dans la semaine qui suit le dépôt de l’offre d’achat. Des exemples comme celui que je vous ai cité précédemment, il y en a plein : un propriétaire qui vient changer le tracteur à gazon contre une vieille tondeuse en douce, alors qu’il y a 25 000 pieds carrés de terrain à tondre, un autre qui vient récupérer sa thermopompe neuve alors qu’il vient de vendre sa résidence des millions… A-t-il vraiment besoin de cet objet, est-il financièrement mal pris à ce point ? Mentionnons également les « vols » de coffres à outils, de balayeuse, d’ordinateurs et autres équipements pourtant essentiels au bon fonctionnement d’une résidence. Malheureusement, les gestionnaires qui vendent leur résidence tendent souvent à reprendre l’équipement, les meubles, les éléments de décoration (même des tableaux !). Ils ne le disent pas et reviennent à la fin pour récupérer le tout. Un autre point à considérer est la nourriture. Selon moi, il ne s’agit pas d’un ajustement et cela ne devrait pas être inscrit dans la prise d’inventaire. Ce qui est entamé est considéré comme perdu. Encore une fois, il faut laisser sur place ce qui s’y trouve et, surtout, ne pas « étirer » la nourriture. En effet, les gens ont tout naturellement tendance à ne plus rien acheter une fois qu’ils ont vendu, mais les opérations sont censées continuer. C’est pourquoi le vendeur devrait laisser la nourriture sans frais à l’acheteur pendant une période de sept jours pour les repas et les collations, pour la période de transition qui commence dès l’acte notarié. De toute façon, l’approvisionnement en nourriture doit se faire toutes les semaines pour le périssable et le non périssable doit être en quantité suffisante en tout temps. Ce n’est pas normal qu’il n’y ait plus de stock, c’est comme quelqu’un qui vend une voiture sans essence pour repartir. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’une grosse résidence, qui doit détenir des quantités considérables de ce type de fournitures. Des moitiés de sacs de farine quand on vend une résidence de deux millions, ça n’a pas de bon sens. En conclusion, les gestionnaires qui vendent devraient toujours laisser ce qu’ils ont montré au départ aux futurs acheteurs. Il s’agit de faire preuve de gros bon sens, d’honnêteté et de ne pas laisser le nouveau propriétaire au dépourvu. En laissant tout sur place, le gestionnaire évite surtout de s’attirer des conflits.
rpBRP 38.1
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Le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a recensé les résidences pour personnes âgées sur son territoire. Le décompte pour 16 régions du Québec s’élève à 2 229 résidences réparties entre des résidences à but lucratif (1 940) et non lucratif (272), des coopératives (7), des communautés religieuses (7), des habitations à loyer modique (3). Le parc immobilier des résidences pour aînés rassemble 106 295 unités de logement locatives, distribuées entre des appartements et des chambres, néanmoins, de ce recensement sont exclues les places négociées par ententes contractuelles avec les établissements du réseau de la santé. Pour la même période selon l’Institut de la statistique du Québec, 1 170 411 personnes âgées de 65 ans et plus résident au Québec. Bref, dans la province pour 100 personnes de 65 ans et plus, neuf unités de logement spécifiques leurs sont dédiées, c’est-àdire un taux de pénétration de 9%. Mais qu’en est-il pour chacune des régions du Québec?
Répartition des résidences et des unités de logement par région
Le tableau qui suit présente par région le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus, le nombre de résidences et d’unités de logement ainsi que le taux de pénétration conséquent.

Les données indiquent des ratios d’unités de logement pour aînés les plus élevés dans les régions de la Mauricie – Centre du Québec, Estrie, Laval et dans le Bas-Saint-Laurent. En Mauricie, le secteur de Trois-Rivières s’est développé dans le marché privé des résidences pour aînés dans la dernière décennie, de même pour la localité de Sherbrooke en Estrie. Laval regroupe proportionnellement moins de résidences mais ce sont des campus pour retraités de taille imposante. Dans le Bas-Saint-Laurent, le réseau communautaire est très actif et de nombreuses résidences sont sans but lucratif.
Les parcs de résidences des régions du Saguenay – Lac Saint-Jean, Capitale Nationale, Montréal, Outaouais, Chaudière-Appalaches, Lanaudière, Laurentides et Montérégie cumulent entre 7 et 9 unités de logement par groupe de 100 personnes de 65 ans et plus.
Les régions de la Côte-Nord, Nord-du-Québec, Abitibi-Témiscamingue et Gaspésie – Îles-dela- Madeleine comptent très peu d’installations réservées aux aînés et la proportion de résidences à but non lucratif y est bien supérieure à celle de l’ensemble du Québec, mais il est vrai que ces dernières régions sont vastes, les populations dispersées, le climat assez rigoureux, si bien que les promoteurs privés s’y font plus rares.
Singularité provinciale
Les parcs de résidences pour aînés les plus élaborés au Québec en fonction des populations se situent premièrement dans les agglomérations régionales d’importance : Trois-Rivières, Sherbrooke et Laval par exemple. Les régions de Montréal et de Québec offrent relativement des possibilités d’hébergement similaires à celles du Saguenay – Lac Saint-Jean et Lanaudière. Toutes proportions gardées, les régions nordiques et les secteurs locaux excentres disposent de moins de ressources. Le parc immobilier québécois destiné aux aînés est concentré dans le sud-ouest et le centre du territoire, tout comme sa population.
ldBRP 37.3
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Dans un contexte de rareté de main-d’oeuvre, les gestionnaires de résidences d’aînés se doivent d’être conscients de l’importance de se démarquer afin d’attirer, de fidéliser et de mobiliser les employés au sein de leur organisation.
Ainsi, l’importance d’adopter une approche stratégique de gestion de la rémunération prend tout son sens, puisque les employés auront de plus en plus de choix en termes d’opportunités d’emploi et de possibilités de carrière. Avant d’entreprendre la mise en place de politiques et d’outils de rémunération, une réflexion s’impose. Les gestionnaires doivent nécessairement aller dans le sens des stratégies d’affaires, soit de la mission et des valeurs de l’organisation, ainsi que de la capacité de payer de l’entreprise.
Une bonne gestion de la rémunération ne signifie pas uniquement l’octroi de conditions de travail avantageuses, en fonction de ce que l’on considère comme étant « raisonnable » d’offrir. Cela sous-entend plutôt l’établissement d’une politique d’administration des salaires allant dans le sens du respect de quatre formes d’équité, soit l’équité externe, l’équité interne, l’équité individuelle et l’équité salariale.
L’équité externe
Avant même d’établir le plan de rémunération propre à son entreprise, il importe de se positionner quant à son marché de référence, à savoir : 1) « Qui sont mes compétiteurs en regard de mon recrutement de personnel (secteur d’activité, employés spécialisés, région, etc.) »; 2) « Où est-ce que je me situe face à ceux-ci »? Ainsi, en se référant à des enquêtes de rémunération propres à leur marché, les gestionnaires sont à même d’établir des conditions de rémunération qui tiennent compte des orientations actuelles pour des emplois comparables. Plusieurs enquêtes de rémunération sont effectuées chaque année et présentent les conditions de rémunération en fonction des secteurs d’activité, des régions, de la taille des entreprises, etc. Ces enquêtes constituent un outil de gestion de grande valeur et permettent de se tenir à l’affût des tendances.
L’équité interne
Une fois que l’on est bien informé des tendances du marché, il est nécessaire de se doter d’une bonne structure interne, afin que les employés soient rémunérés de façon équitable pour des emplois jugés équivalents. Cela justifie la pertinence d’élaborer des descriptions de responsabilités , ainsi que les profils de compétences attendus, ayant pour objectifs de bien cerner ce qui relève dechacun des postes de travail, ainsi que les attentes précises de la direction face à ceux-ci. Ensuite, il faut procéder à l’évaluation des emplois, en tenant compte des qualifications, des responsabilités, des efforts et des conditions de travail propres à chaque emploi. Cela permet d’établir la valeur relative des postes selon leurs exigences et leurs responsabilités réelles.
L’étape suivante est l’élaboration d’une structure salariale équitable, où sont combinés dans une même classe les emplois de valeur comparable. Grâce à cet outil, les salaires sont octroyés de manière uniforme et la progression salariale possible au sein d’un emploi est connue par l’employé dès son embauche, ce qui facilite par le fait même le travail des gestionnaires quant à l’établissement des salaires.
L’équité individuelle
Bien que l’implantation d’une structure salariale sous-tende une rémunération comparable pour des emplois équivalents, il n’en demeure pas moins qu’il est important de récompenser les individus en fonction de leur apport distinctif à la performance de l’entreprise. En effet, l’équité individuelle permet de reconnaître les compétences, le rendement et la contribution des employés dans l’accomplissement de leur travail. La direction de l’entreprise doit d’abord avoir en tête ses valeurs, ce qui lui permettra de s’orienter quant à ce qu’elle veut réellement récompenser.
Ensuite, un outil d’évaluation de la performance est à bâtir et doit se traduire en termes de critères de performance et de comportements attendus. En remettant une copie de la grille d’évaluation de la performance aux employés, ces derniers sont à même de savoir sur quels critères ils seront évalués et sur quels points travailler afin de répondre aux attentes de la direction. De cette manière, l’employeur s’assure qu’il offre des augmentations salariales proportionnelles à la contribution des employés et que son budget (en masse salariale) est bien investi.
L’équité salariale
Cette dernière forme d’équité est à ne pas négliger étant donné qu’elle découle d’une obligation légale. En effet, la Loi sur l’équité salariale entend éliminer les écarts salariaux à l’égard des individus occupant un emploi dans une catégorie d’emplois à prédominance féminine. Les employeurs se doivent d’être de plus en plus sensibles à ce sujet d’actualité étant donné les délais serrés à respecter pour réaliser l’exercice d’équité salariale, sous peine d’amendes considérables. Par conséquent, il est important que ces gestionnaires s’informent adéquatement quant à la démarche à laquelle ils sont assujettis. Ensuite, ils leur incombent d’envisager les moyens nécessaires à l’accomplissement des différentes étapes essentielles à la réalisation de l’exercice d’équité salariale ou à l’évaluation de son maintien. En somme, l’équité salariale est étroitement en lien avec l’équité interne, puisque l’exercice d’équité salariale doit débuter par la mise à jour des descriptions de responsabilités et l’évaluation des emplois. Le fait de tenir à jour ces deux outils facilite donc grandement la continuité d’une saine gestion de la rémunération.
Conclusion
En bref, l’adoption d’une approche stratégique de gestion de la rémunération permet aux employeurs de faire preuve de plus de cohérence et de transparence dans l’administration de leur politique de rémunération, tout en garantissant un retour considérable de l’investissement consenti dans la masse salariale, grâce à une augmentation de la performance des employés. En outre, il importe également de faire preuve d’ouverture et d’innovation quant aux différents aspects qui sont offerts aux employés dans le plan de rémunération globale, étant donné que l’attraction des employés de demain ira beaucoup plus loin que le simple octroi d’un salaire de base concurrentiel. Il faudra faire preuve de créativité afin de rendre l’expérience de l’employé, oeuvrant au sein de la résidence, des plus stimulantes (possibilités d’avancement, technologie de pointe, flexibilité dans les horaires de travail, etc.).
L’équipe de Cameron Ressources Humaines est fière d’apparaître au répertoire des consultants spécialisés en équité salariale, récemment publié par l’ORHRI.
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ncBRP 37.2